> >

 
  #1  
21-06-2006, 01:47 PM
Jinan Jinan

 
: Jun 2002
: 2,341
.. Parler nous de votre pays





Que la paix soit sur vous tous


ȡ ѡ ... .. ..ɡ ǡ ... ..


Liban, Maroc, Algrie, Arabie Saoudite, Malaysie ou l'Argentine.. Vous etes tous les
bienvenus.....



Parlez nous de votre patrie ou votre pays un peu sur la, culture, le nombre des paysans, les langages parls... Les choses agrables et dsagrables la-bas


Participer tous, Soyez nombreux
  #2  
21-06-2006, 06:07 PM

 
: Feb 2006
:
: 2,398

Au nom de Dieu, le Clment, le Misricordieux,

merci bcp t.chre jinan por ce sujet
quand on parle d'une personne on parle de son environnement donc de son pays
c'est pour cela que c'est trs important pour qu'on se connaisse bien
qu'on doit connaitre nos pays
et je commence comme toujours
comme je l'ai dja dis je suis du maroc
donc si vous me permettez de vous prendre dans un petit voyage au maroc
1
2
3
et c'est partis


L E M A R O C




Capitale: Rabat
Population: 29,1 millions (2000)
Langue officielle: arabe classique
Groupe majoritaire: arabe dialectal ou marocain (60 %)
Groupes minoritaires: amazighe (40 %), franais, espagnol
Langue coloniale: franais
Systme politique: monarchie parlementaire




Situation gographique

Le Maroc est un État dAfrique du Nord limit au nord par locan Atlantique, le dtroit de Gibraltar (15 kilomtres) et la Mditerrane, lest et au sud par lAlgrie et au sud-ouest par la Mauritanie (voir la carte dtaille). Le Maroc est donc situ lextrme nord-ouest de lAfrique, juste en face de lEurope, dont il nest spar que par les 17 km du dtroit de Gibraltar. Le Maroc fait partie des États du Maghreb dont c'est le pays le plus occidental. Avec ses 706 550 km (avec le Sahara occidental, dont 264 000 km pour les provinces sahariennes), le Maroc est le plus grand pays de la rgion aprs l'Algrie; il atteint, par exemple, le double de la superficie de l'Allemagne runifie.


langues


L`amazighe, la langue des Berbres:

L'amazighe est la langue la plus ancienne du Maghreb. L'arrive des Amazighs au Maroc remonte au nolithique. Pour les historiens, leur origine demeure sujet controverse. On pense qu'ils seraient autochtones, ou issus de la rive nord de la Mditerrane, ou encore originaires du sud de la pninsule arabique. Des documents archologiques de l`Égypte ancienne attestent l`existence de l'criture amazighe au moins 3000 ans av.J.-C. Aujourd`hui, on parle l`amazighe dans les rgions rurales et dans les villes, notamment depuis l`exode rural des annes 1970. Exclusivement orale, la langue berbre se divise en trois dialectes: le tarifit, dans le Nord-Est; le tamazight, dans le Moyen Atlas, dans la partie septentrionale du Haut Atlas et dans la rgion du Sud-Est; et le tachelhit, dans la partie mridionale du Haut Atlas et la rgion du Sud-Ouest.

L'arabe dialectal

La langue arabe s'est implante au Maroc par phases successives: au 7me sicle, avec l'arrive des troupes de Oqba Ben Nafi; au 9me sicle, grce aux nouveaux centres d'enseignement dont la clbre mosque-universit Karaouiyne de Fs; aux 12e et au 13me sicle, marqus par l`installation des tribus hilaliennes et maquiliennes; au 14me sicle, par les Andalous chasss d'Espagne lors de la Reconquista chrtienne. L'arabe dialectal comprend quatre parlers arabes : le premier citadin ( mdini ) , qui s'inspire de l'Andalou, se concentre dans les villes anciennes comme Fs, Rabat, Sal et Ttouan; le parler montagnard ( jebli) est usit dans la rgion du Nord-Ouest et puise ses origines dans l'amazigh; le parler bdouin ( aroubi ) volue dans les communauts des plaines atlantiques ( Gharb. Chaoua, Doukkala, etc. ), et on le trouve aussi dans les plaines intrieures comme le Haouz de Marrakech, le Tadla et le Souss; enfin, le parler hassani pratiqu dans certaines rgions sahariennes. L'arabe dialectal est celui que l'on parle la maison comme dans la rue. Il ne peut tre crit, sinon sous forme de codes libres et non figs. C`est la langue maternelle des arabophones, celle travers laquelle se forgent l`ducation et la culture populaire. Étendu sur tout le territoire marocain, il unit les diffrentes communauts, elles-mmes subdivises par la varit des dialectes. La communication avec les Arabes d`autres pays s`tablit en arabe classique, et avec les trangers en langue trangre ( franais, espagnol ou anglais ).

L'arabe classique

L'arabe classique est la langue du Coran. Il est employ dans les sphres religieuse, politique, administrative, juridique et culturelle. On le retrouve dans l'enseignement, les mdias et toutes les activits caractre savant ou litiste. La langue arabe est une langue riche et complexe, laquelle le livre sacr confre une dimension quasi incantatoire.

Le franais

En 1912, sous le protectorat, le franais est proclam langue officielle des institutions coloniales. Aujourd'hui encore, la langue franaise reste trs rpandue au Maroc, notamment dans les secteurs de l'administration et de l'ducation. C'est aussi la langue que les hommes politiques utilisent l`tranger, sauf dans les pays arabes o les changes se font en arabe classique. Les coles publiques intgrent leur programme des cours de franais; dans les tablissements franais et bilingues, la majorit des cours se tiennent en franais. Les services et activits caractre ludique ( cinmas,... ) ou culturel ( muses,... ) font autant appel l'arabe classique qu'au franais. Il en est de mme pour les mdias, dont les journaux tlviss et radiophoniques se droulent en deux volets.

L'espagnol

Les premiers Espagnols, des Andalous; arrivent au Maroc au 15me sicle. En 1885, des colons s`installent dans les provinces du Sud, puis en 1912 dans les provinces du Nord. La reprise d'Ifni et des provinces sahariennes, lors de l'Indpendance du Maroc, a entran la fin de la prdominance de la langue espagnole, qui est plus pratique dans les rgions du nord du pays et dans le Sahara
.

Religions

L'Islam

L' Islam est la religion qui rgne au Maroc. Islam signifie lan vers Dieu. Dieu est unique : il n'y a de Dieu qu'Allah, et Mahomet est son prophte, dit la profession de foi musulmane. L'Islam marocain est sunnite de rite malkite (fond par l'iman Malik). Au Maroc, l'islam est une religion d' Etat et le Roi Mohammed VI, descendant du Prophte, est le Commandeur des croyants (Amir al-Mouminime). Les Marocains, presque tous musulmans, sont fortement unis par le sentiment d'appartenance la communaut des croyants, la Oumma.

Le judasme

Les juifs marocains sont des citoyens part entire, lecteurs et ligibles. L'État marocain leur a mme tabli un espace juridique conforme aux prceptes du judasme. Sur le plan du statut personnel, les Juifs sont rgis par la loi mosaque, ce qui signifie qu'ils sont justiciables des chambres rabbiniques prs des tribunaux rguliers pour tout ce qui touche au mariage, l`hritage et au droit des mineurs.. La communaut juive au Maroc ne regroupe plus que 5 000 fidles environ, la majorit vit Casablanca. La plupart des Juifs marocains ont migr en Isral, o ils sont 800 000, mais aussi en France, en Espagne et au Canada. Chaque anne, des expatris venus du monde entier se retrouvent autour de tombeaux de saints situs Ouezzane, Essaouira, Taroudant..., pour fter la hiloula version juive du moussem, qui rappelle les fastes du pass et commmore l'attachement la terre des anctres.

Le catholicisme

Au Maroc il y a environ 24 000 catholiques.



Les caractristiques
gographiques


Climat :

Le climat marocain est fortement contrast d'une saison l'autre, d'une rgion l'autre et mme d'une priode de la journe l'autre. Il est bien sr influenc par sa situation gographique. Pris entre le dsert et l'ocan, il ne manque pas d'originalit!

Influence de la Mditerrane et de l'Atlantique:

Vers le nord du pays, le climat est comparable certains pays europens dont le Portugal et l'Espagne . Les ts y sont chauds et les hivers sont frais.

Influence de l'Atlantique:

C'est du ct de l'Atlantique que le climat marocain montre une plus grande originalit. Prs du bord Atlantique ( l'ouest), les tempratures estivales sont confortables, chaudes mais ventiles grce la proximit de l'ocan. Plus au sud, le climat est plutt sec et aride, bref un climat plus dsertique.

Influence des montagnes

Sur les montagnes, les ts semblent chauds malgr l'altitude, et les orages assurent une humidit et diminue la scheresse, qui est un grave problme pour certaines autres rgions du Maroc. Les hivers par contre sont froids et pluvieux, marqus par le gel et la neige.

Influence du dsert

A l'est du pays, il est plus courant de voir que les carts de tempratures entre l't et l'hiver sont considrables. Les ts sont trs chauds et les hivers sont trs froids avec du gel. La scheresse reprsente un dfi norme pour la croissance de plantes et autres vgtaux .

Les montagnes :

Environ un tiers du territoire marocain est recouvert de montagnes qui atteignent des hauteurs assez impressionnantes. Le Maroc renferme quatre principales chanes de montagnes. D'abord au Nord du pays et faisant face l'Espagne, les montagnes ou djebel du Rif bordent la mer Mditerrane. Le plus haut sommet du Rif atteint 2456 mtres et porte le nom de djebel Tidighine. Le Rif propose des surfaces varies selon les altitudes de ses rgions. En fait, l'ouest, on retrouve surtout une vgtation pineuse: des sapins, des pins, des cdres, etc. De l'autre ct, il y pousse des steppes arides et des maquis et encore plus l'est, on y retrouve le chanvre, qui n'est cependant pas rcolter. Plus loin des rivages mditerranens et plus l'intrieur du pays, il est possible de remarquer trois autres immenses chanes : le Moyen Atlas, le Haut Atlas et l'Anti-Atlas, o nous retrouvons encore une fois une diversit des paysages et des sites fort intressants pour les touristes.

Le Moyen Atlas: La plus nordique des trois majestueuses chanes, l'est de la ville de Fs, la plus haute montagne de cette chane se nomme le Bou Naceur (3340 mtres.) Sur ces montagnes, on y retrouve surtout des fleurs, des forts de chnes et de cdres et plusieurs cours d'eau ou oueds. La plupart de ces cours d'eau vont filer jusqu' la mer Mditerrane et l'ocan Atlantique. C'est parmi les montagnes du Moyen Atlas que se situe le lac montagneux le plus vaste du Maroc soit l'Alguelmane Sidi Ali qui accueil des cigognes durant la saison estivale. D'autres fleuves partent de ces montagnes et cascadent sur les pentes et les falaises afin de poursuivre leur chemin vers les plus grandes tendues d'eau.

Le Haut Atlas: Les plus hauts sommets de l'Afrique du nord font partie de cette chane. En fait, une dizaine de ces montagnes dpassent 4000 mtres, la plus haute tant le djebel Toubkal (4165 m). Le Haut Atlas renferme des attraits touristiques intressants. Ainsi, parmi ces montagnes, il y repose la valle de roses o il y nat, chaque anne, des milliers de roses colores. Au pied du Haut Atlas, une rgion de palmiers dattiers se nommant Tafilalet s'y trouve. Plus d'un million de dattiers produisent plusieurs types de dattes diffrents menant mme la fameuse fte des Dattes d'Erfoud. Enfin, il est possible de voir des oasis Tamtattouchte et Fuguig.

L'Anti Atlas: Ayant des montagnes moins hautes, cette chane du sud du pays est surtout marque par l'aridit. Par contre, il n'est pas surprenant d'y voir des petits amas d'arbres ou arbres aux chvres. Plus prcisment, ces arbres sont des arganiers et ils produisent des argans qui sont des fruits. Le noyau de ces fruits contient une huile odorante .

Les plaines :

Le ct Atlantique abrite non seulement de nombreuses villes impriales du Maroc mais aussi des plaines colores qui vont rejoindre les plages de sable fin. Crales, raisins olives, riz, canne sucre sont quelques exemples de ce qu'on retrouve sur les plaines fertiles marocaines qui occupent une place importante au niveau de l'conomie du pays. Ces plaines ont souvent de trs grandes tendues. S'tirant des montagnes du Rif jusqu'au Moyen Atlas, le bassin du Sebou (36 000 km2) se compose de bas plateaux, de cours d'eau, quelques collines et des plaines fertiles qui permettent la culture de plusieurs aliments. En fait la plaine du Rharb est une des plus petites plaines occupant tout de mme 3000 km carrs. Des rcoltes de betteraves sucrires, de riz, de cannes sucre, de tabac et d'agrumes se font rgulirement. Cette plaine se distingue des autres par la prsence de la fort de Mamora o on y fait l'exploitation de chnes-liges et d'eucalyptus

Le Maroc possde beaucoup de cours d'eau (oueds) comme le Sebou, le Souss, la Melouiya, le Dr et le Dads. Ces cours d'eau se propagent vers les grands fleuves et ventuellement vers l'ocan et la mer. Cependant, dpendamment des saisons, la quantit d'eau qu'ils contiennent varie. En fait, en hiver ils sont sujet au gel et en t, ils sont plutt susceptible la scheresse. Ils n'offrent donc pas toujours une source sur laquelle on peut compter sans proccupation. Cela reprsente d'ailleurs un grand problme pour le Maroc, surtout en ce qui concerne l'agriculture.

Les plages:

Évidemment, tant bord par deux grandes surfaces d'eau, le Maroc ne manque pas de plages et plusieurs de celles-ci reprsentent des destinations pour des milliers de touristes chaque anne. En partant du nord et au bord de la Mditerrane, le Croissant rifain est le nom donn une plage situe l'est de Ttouan. Cette plage est caractrise par l'alternance des montagnes du Rif et la mer. Plus l'est mais toujours au nord, la baie Al Hoceima offre une superbe plage surnomme la Perle bleue. Elle est caractrise par sa beaut et son sable fin.

Du ct de l'Atlantique, les plages sont encore plus nombreuses.

La pche semble tre une activit conomique capitale au Maroc, gnrant des milliers d'emplois. Plus de 300 000 tonnes de poissons sont pchs par anne, dont 250 000t de sardines. En fait, Agadir est le premier port sardinier au monde.

le dsert:


Au sud du pays, l'erg Cherbi, proximit de la frontire algrienne, est la plus vaste tendue de pierres et de sable l'intrieur du Maroc. Certaines dunes de sable peuvent atteindre 200 mtres de hauteur

suivre

; 21-06-2006 07:11 PM
  #3  
21-06-2006, 06:31 PM

 
: Feb 2006
:
: 2,398

Mariage



Le mariage est le symbole de la prennit de la communaut et le fondement de base de la cellule familiale. Le mariage au Maroc est clbr suivant un crmonial puisant ses sources dans des traditions ancestrales.

Si la clbration de cet vnement reste, dans ses grandes lignes, plus ou moins identique dans les diffrentes rgions du Royaume, certaines traditions locales inspires et gnres par des pratiques ancestrales enrichissent le rituel du mariage et lui confrent un cachet distinctif d'une localit l'autre.

En effet, l'organisation du mariage au Maroc varie en fonction des rgions et met en relief la diversit culturelle qui se manifeste, notamment, par diffrents rituels (Costumes, rites, musique, traditions culinaires etc...)

Ces particularits locales et cette authenticit sont conserves et perptues de gnration en gnration. Elles sont les vertus cardinales de la diversit culturelle marocaine. C'est dans le crmonial du mariage que celle-ci trouve son expression la plus marquante.

Cependant, la crmonie du mariage a connu, dans certaines parties du Maroc, des changements dcoulant de la vie citadine et de l'adoption d'un mode de vie moderne.

D'un point de vue juridique, le mariage est consacr par la conclusion d'un "acte adoulaire" tabli par des "Adouls" qui font office de notaires, en prsence de tmoins. Il quivaut un acte de mariage et constitue le contrat fondateur de la famille.

Chronologie des rituels

1- Le Hammam
Bain purificateur pris en grande pompe par la fiance au bain maure, en compagnie des femmes qui lui sont proches.
Une crmonie o le pudique se mle aux bonnes senteurs et o la flamme des cierges, allums pour l'occasion dans les salles obscures du bain, est cense clairer le chemin du bonheur.
Ce rituel donne lieu diverses pratiques et offrandes charges de symboles.

2- Le Henn



Recommand par le Prophte, le henn est appliqu durant les ftes et les mariages par la "hannaya", femme prpose l'art du henn. Les vertus bienfaitrices du henn sont censes protger contre les maladies et garantir la russite et la prosprit.

La crmonie du Henn ou "Henna" se droule la veille du grand jour, en prsence des femmes des deux familles et des amies. La marie est voile et vtue d'un caftan vert et la "hanaya", s'ingnie dessiner sur ses mains et ses pieds des motifs attrayants qui varient en fonction du bon vouloir de la marie. Cette crmonie symbolise l'acheminement vers le statut d'pouse.

3- L'offrande (H'dia)

La coutume de la h'dia existe dans toutes les classes sociales.
Les cadeaux offerts en cette occasion la marie par son poux sont fonction de la situation sociale et varient selon les rgions. Mais gnralement les prsents sont hautement symboliques, tels le sucre, symbole d'une vie heureuse, du lait, symbole de la clart et de la puret, des dattes, du henn, des bougies, des fleurs, etc...

4- La Berza
La " berza " qui a lieu le jour de la grande crmonie est l'occasion de prsenter la marie aux convives. Pare d'une tenue traditionnelle d'apparat, la marie est installe de faon tre vue et admire par toute l'assistance, dans une ambiance de fte riche en sons et en couleurs.

Au Maroc, plus que partout ailleurs, le mariage est peru, sur le double plan social et religieux, comme un acte d'une grande importance, prpar minutieusement comme un vnement familial d'envergure, clbr joyeusement comme une grande fte, laquelle s'associent outre les familles des deux poux ainsi unis, au destin scell, leurs proches, leurs amis et leurs voisins.

Valable pour les villes et les grands villages, cette perception ne l'est pas tout a fait quand il s'agit de la campagne, ou cette fte prend une toute autre allure, puisqu'elle mobilise de manire spontane, un douar tout entier, plusieurs jours durant, dans un lan de solidarit qui donne toute la mesure de l'esprit communautaire toujours plus vivace en zone rurale qu'en milieu urbain, en raison de la nature mme de la vie dans la campagne.

Si donc la fte est globalement la mme dans l'ensemble du royaume, les rites de sa clbration varient d'une rgion l'autre, au regard des traditions locales, le but tant, selon les cas, d'insister, de conforter ou de confrer encore plus d'clat tel ou tel aspect de la fte.

Fondamentalement, le canevas est le mme au nord du Maroc comme son extrme sud, l'est comme l'ouest. C'est la broderie qui y figure qui offre l'observateur, la touche de chaque rgion, et son cachet propre. Tout se passe en effet, comme si chaque rgion du pays, tient exhiber firement son apport particulier, mettre en valeur le talent et le doigt de ses hommes et de ses femmes, faire valoir le soin par lequel ils entourent cette grande crmonie, ainsi que le respect quasi-religieux des rgles rgissant son droulement.

Chaque rgion souhaite, par son ancrage local, frapper de son sceau, cette broderie nationale, qui se trouve tre en fin de compte, une oeuvre commune, rassemblant autour d'elle et dans l'union, l'ensemble du peuple marocain. Chaque rgion s'ingnie faire briller de mille feux, ses signaux distinctifs mais trs indicatifs de la diversit de notre culture dans la cohsion, de nos contrastes dans l'harmonie, de notre pluralit dans l'unicit, et de notre particularisme dans la globalit.

C'est dans cette large panoplie de repres fort bien tablis, de coutumes ancestrales, de valeurs et de convictions, que le Maroc puise les lments qui font la richesse de son patrimoine identitaire, culturel et civilisationnel.

Les crmonies de mariage au Maroc, font ressortir, au del de l'allgresse et de la jubilation qui les accompagnent, les divers aspects de ce patrimoine aux dimensions multiples.

Les tapes de ces crmonies, qui allient authenticit, traditions et modernit, sont en fait les mmes partout au Maroc. C'est au niveau de leur organisation et de leur droulement qu'apparaissent des approches et des conceptions diffrentes selon les rgions.

Le mariage dans notre pays commence par la ''Khoutba'', dmarche par laquelle la famille du mari demande la main de la marie une fois cible et agre. S'en suit la conclusion de l'acte de mariage donnant ainsi le point de dpart aux crmonies proprement dites de la clbration de l'union. Vient ensuite le tour du crmonial du ''bain'' pour ''purifier'' le corps de la marie, oeuvre laquelle s'adonnent coeur joie, de jeunes filles proches et amies de la marie qui se trouve soudainement l'objet d'une attention particulire de l'ensemble de son entourage.

Le lendemain, c'est le jour du ''henn'', acte parmi tant d'autres tendant embellir la marie qui se prte de bonne grce des mains expertes ''les NEKACHATES'', lesquelles, avec une dextrit avre, portent sur les mains et les pieds de la future pouse, des motifs attrayants d'une singulire complexit.

Chants et danses inaugurent, accompagnent et clturent naturellement ce travail d'embellissement qui s'tale sur toute une journe.

Les ''NEKACHATES'' seront relayes par la suite par les ''NEGAFATES'' qui prennent jalousement en charge l'heureuse lue tout au long du jour ''J''. Ces femmes (en gnral deux trois), trs pointilleuses sur les tous petits dtails, veillent l'habillement de la marie, son maquillage, sa coiffure et mme sa dmarche.

La famille du mari, occupe par ses propres prparations tout en suivant de loin, celles de l'autre famille, se manifeste son tour en apportant la marie, dans une procession musicale, riche en couleurs, des prsents offerts par son poux. C'est la crmonie de ''la hdia'', moment fort de la clbration de l'union.

Le mariage dans la rgion du Gharb

Le mariage constitue, dans la rgion du Gharb en gnral, un vnement ayant une grande porte socio-religieuse en ce qu'il qu'il constitue un tournant dans la vie des nouveaux conjoints.

En effet cet vnement marque un changement de statut social en confrant respectabilit et reconnaissance sociale au nouveau couple, dsormais investi de responsabilits inhrentes la cellule familiale, et ce en application de l'adage "le mariage est la moiti de la religion".

Tant en ville que dans les campagnes, les jeunes poux et les membres de leurs familles, accordent un intrt spcial, l'instar de toutes les familles marocaines, aux prparatifs de la crmonie de mariage suivant un calendrier bien prcis comprenant une srie de dmarches qui vont des fianailles jusqu' la consommation du mariage.

Comme c'est le cas dans toutes les rgions du Royaume, les fianailles constituent une premire tape marque par une crmonie durant laquelle le prtendant, accompagn de sa famille, demande formellement la main de sa future pouse. Cette dmarche intervient soit aprs une connaissance pralable entre les jeunes fiancs ou suite une enqute minutieuse, entreprise par la mre du futur poux, conduisant par la suite ce qui est appel communment le procd d'"Ar-Rchim".

La crmonie officielle des fianailles est marque par le dplacement des membres de la famille de l'poux chez les parents de la jeune lue avec gnralement un bouquet de fleurs et un sac de pains de sucre, symbole d'amour et de bonheur pour les futurs conjoints et d'entente entre les deux familles qui seront unies par des liens de sang.

Aprs le consentement de la famille de la fiance, les deux parties se mettent d'accord sur une srie d'arrangements en vue de la conclusion de l'acte de mariage et la prparation du trousseau pour aboutir la fixation de la date des crmonies.

La crmonie de conclusion de l'acte de mariage, qui succde celle des fianailles, se droule aussi chez les parents de la jeune lue au cours de laquelle la famille du futur poux, accompagne de quelques proches, ramne aux parents de la jeune promise plusieurs cadeaux, le trousseau, un beau belier, des sacs de sucre, du th, du henn, des dattes, du lait et des parfums ainsi que d'autres produits de beaut.
Tout cela est amen bord d'un vhicule, accompagn d'une troupe de "Dkaikia". C'est ce qui est appel dans le jargon populaire "Adfoue".

La crmonie du henn, qui suit la conclusion de l'acte de mariage se droule en prsence notamment des membres des deux familles ainsi que des amies proches de la marie. A cette occasion, une ou plusieurs dames appliquent avec art le henn sur les mains et les pieds de la jeune marie sans oublier de gratifier les jeunes invites, en guise de porte-bonheur.

Par la suite d'autres dames qui se sont fait une spcialit en la matire, en l'occurrence les "Neggafates", se chargent de l'habillement et de l'embellissement de la jeune marie. La crmonie se droule sur fond de musique populaire excute gnralement par les "Dkaikia" ou par d'autres troupes folkloriques de la rgion.

Les festivits du mariage, qui viennent couronner toutes les tapes prcites, sont organises dans la majorit des cas, dans une grande salle loue pour l'occasion en ville. Trois troupes de musique animent en principe la soire qui se termine gnralement le lendemain au lever du jour.

Il s'agit d'abord des "Dkaikia", qui accompagnent la rentre de la marie dans la salle des ftes, ensuite deux autres groupes musicaux (moderne et folklorique) alternent leur spectacle durant toute la soire au grand enchantement des invits.

Avant de quitter la salle des ftes, pour se diriger vers la maison de l'poux ou dans un grand htel pour clore la "nuit des noces", le couple procde, en prsence des invits la coupure du gteau de mariage, marquant ainsi la fin des crmonies festives.

Le jour suivant, le couple regagne la maison des parents du mari pour le rituel du "ftour" avant de retrouver l'intimit dans son propre foyer pour entamer la vie conjugale, encore sous l'envotement de ces moments inoubliables de l'existence.

Le Moussem des Fianailles d'Imilchil

Le Moussem (ou festival) des Fianailles d'Imilchil a acquis une renomme internationale qui en fait aujourd'hui un lieu de plerinage touristique.

A la fin de chaque saison d't, au mois de septembre, depuis des temps immmoriaux, une valle perdue du Moyen-Atlas, 2000 mtres d'altitude, une vingtaine de kilomtres d'Imilchil, est en effervescence.

Toutes les tribus berbres des alentours s'y retrouvent avant la priode des neiges qui les coupera du reste du monde, des mois durant.

C'est un rassemblement vocation commerciale et religieuse, d'abord, mais surtout sociale. En effet, au-del des changes commerciaux et des rituels religieux, les femmes choisissent parmi les clibataires ceux qui deviendront leurs maris pour une anne (si msentente conjugale il y a) ou pour toute la vie. D'o le nom de Moussem des Fianailles.

Aprs une anne de labours et aprs les moissons et les cueillettes, la commmoration du Moussem du Saint patron (Marabout) de la rgion, Sidi Ahmed Oulmaghni, couronne l'achvement d'une priode de labeur et de travail et annonce le commencement d'un nouveau cycle qu'on souhaite toujours meilleur.

Cinq jours durant, la crmonie des Fianailles avec toutes sortes de formalits que cela suppose, est accompagne de la danse "ahidous " sur fond des traditions ancestrales.

Le mariage "R'bati" et le charme de la tradition

La description du mariage typique dans la ville de Rabat quivaut une vritable approche socio-culturelle de toute la tradition familiale dans cette cit impriale qui baigne harmonieusement, depuis des sicles, dans une profonde atmosphre de brassage d'ethnies et de cultures diverses.

Les diffrentes dynasties qui se sont succdes depuis la cration de Ribat-Al-Fath (Rabat) en 1150 , y ont marqu, chacune de son empreinte, les us et les coutumes. Et parce que le mariage est une union sacre scelle par les valeurs qui prsident la destine de toute communaut, la ville de Rabat, travers les diffrentes facettes crmonielles, montre combien s'y mlent l'authenticit, la tradition et la modernit que lui ont imposes les diffrentes " Foutouhates" (conqutes).

Aujourd'hui, le mariage traditionnel "R'bati" est une vritable fresque o s'amalgament une ferie de couleurs, un enivrement de senteurs et une intense manifestation de joie travers des gestes tant rpts, des chants tant conts, et des mlodies tant fredonnes.

Le mariage traditionnel "R'bati" reste aussi un tmoignage de la succession des cultures qui ont marqu jamais la mmoire collective de ses habitants et que la tradition arabo-andalouse aurole majestueusement, faisant ainsi, des jours de festivits de mariage des moments privilgis auxquels l'loquence de la narration assure depuis si longtemps une sereine prennit.

Les festivits de mariage Rabat sont agences selon un calendrier qui dbute ds l'annonce de la date de mariage, fixe elle-mme seulement lorsque les accords sont survenus entre les familles des futurs poux au sujet des commodits lies surtout au lieu et aux conditions dans lesquels ils partageront leur nouvelle vie conjugale.

La tradition R'batie veut que les prparatifs de mariage se droulent sparment dans les familles des deux poux qui ne se retrouveront runies que le soir des noces.

La premire tape des prparatifs se situe deux semaines avant le jour de mariage et s'appelle " Qoch es-sinia " ou (la splendeur du plateau). La splendeur y est vraiment, puisque c'est le moment privilgi de la prparation des bonnes saveurs qui se traduiront en " Cornes de gazelle ", " Kahk " et autres " Briouates ", toutes base d'amande faite en pte imbibe d'eau de fleurs d'oranger, releve de cannelle et adoucie par la gomme arabique.

Les prparatifs en " Qoch es-sinia " constituent des moments particuliers o les membres de la famille de la marie dclenchent le processus de leur sparation de leur fille et o la famille du mari entame celui de l'accueil de leur bru, garante de la prennit du nom de la famille.

La future marie, chrie et adule, se fait femme en caftan brod et commence assumer la responsabilit dans ce grand affairement nuptial. Familles trs proches et amis intimes prennent part aux prparatifs qui se droulent dans une ambiance bon enfant, rehausse par des chants d'amour et entrecoupe par des "youyous", des prires et des louanges du Prophte Sidna Mohammed.

En signe de reconnaissance et de remerciement toutes celles qui ont particip aux prparatifs, la famille de la marie les convie partager avec elle le moment intime du "Hammam" (bain). Et c'est en cortge que les femmes et les jeunes filles entoureront la marie et, par ce jeudi qui prcde le mariage, l'accompagneront un hammam public que la famille aura rserv strictement aux invites. C'est une crmonie o se mlange le pudique aux bonnes senteurs, sous les cierges allums pour chasser les mauvais esprits et clairer le chemin du Bonheur et de la fidlit. La toilette de la marie est un instant forte connotation spirituelle o l'on procde la "purification" du corps de la jeune marie, accompagne et aide par plusieurs femmes et jeunes filles qui recevront de la part de la famille tout ce dont elles ont besoin: ghassoul, siouak, savon parfum...

Les ablutions que s'est ainsi offertes la future marie marquent le dpart irrversible du processus conduisant la soire des noces.

Purifie, la future marie peut se prter, le vendredi, la crmonie du "Henn". Elle se verra alors enluminer les mains et les pieds de henn par une "nqacha", qui marie le charme et la beaut des traits l'lgance de l'arabesque pour faire des mains et des pieds de la future marie une source d'merveillement, dans le cheminement vers le statut de femme, d'pouse.. Plusieurs jeunes filles, dans l'espoir de vivre, leur tour, les mmes joies de mariage, viendront s'enduire l'index et le pouce de ce henn de la marie, subrepticement devenu sacr

Lors de cette soire, un vnement majeur lui confrer sa noblesse et sa signification: il s'agit de l'laboration et l'entrinement de l'acte de mariage, lgalisant ainsi aux yeux de la Charia l'union des deux futurs poux. Cet vnement se droule en prsence du pre de la marie et de son futur gendre ainsi que de plusieurs membres des deux familles. Les Adouls chargs de la rdaction et de la signature de l'acte de mariage, comme le veut la tradition, avant d'apposer dfinitivement leur signature lgale, iront s'enqurir auprs de la future pouse si elle est consentante.

Et le samedi arrive, et seules quelques heures sparent encore la jeune marie de son futur poux.. de son nouveau statut...

Aprs la prire d'"Adohr", en dbut d'aprs-midi de ce samedi, femmes et jeunes filles de la famille de la marie et amies proches se rendront la demeure parentale de l'heureuse lue. Drapes de leurs plus beaux caftans et de leur plus fine joaillerie, elles viendront bnir ce mariage et partager la joie de toute une famille en une crmonie appele " Lam'bita ".

La marie, elle, visage couvert d'un voile de soie feutre n'en laissant apparatre que les vagues traits, sera appele changer plusieurs fois de tenues traditionnelles, aussi bien celles offertes par son futur mari que celles que sa maman lui a rserves et inscrites sur la longue liste parentale du "chouar" (les biens offerts la marie par ses parents).

Cette crmonie se terminera au coucher de soleil, et ne resteront alors que les intimes, entourant la marie, habille d'un caftan en soie blanche brode de fils d'or . Toutes et tous attendront l'arrive de la famille du futur mari venant conduire leur belle-fille son foyer conjugal.

Le futur poux, dans la soire de ce samedi, organise une autre crmonie, strictement masculine appele " Taq'sis " et laquelle sa famille invite sparment les siens. C'est une crmonie traditionnelle de grand faste berce de musique andalouse et qui n'a d'gal que la joie de l'accomplissement du devoir, celui d'avoir bien duqu et conduit sa progniture parfaire sa foi: le mariage n'quivaut-il pas chez les musulmans la moiti de la croyance.

Et c'est tard dans la soire que le futur poux, accompagn de ses amis et proches, viendra chercher son lue pour convoler en justes noces, avec la bndiction des parents et le tmoignage des proches que deux tres viennent de s'unir par le bien sacr du mariage.

Le lendemain matin, ds les premires lueurs de l'aube, la famille de la marie, comme en signe d'ultime adieu, lui apportera son domicile conjugal un copieux petit djeuner qu'elle partagera avec son mari.. Ce dernier, lui, invitera les proches parents de son pouse un djeuner familial, ce jour mme, marquant ainsi le prlude l'largissement d'une famille et le dbut d'une nouvelle vie.

Le mariage fassi dans le respect des authentiques traditions

A Fs, le mariage constitue une occasion festive et religieuse la fois, donnant lieu un enchanement compliqu de crmonies minutieusement prpares, commenant ds avant l'annonce des fianailles pour se terminer par les sept nuits nuptiales.

Gnralement, c'est la mre que revient le choix de la marie qui est selon, la coutume fassie, une jeune cousine docile, accomplie, pudique et rserve.

Par la suite, la mre en parle son mari qui donne son avis et en informe le fils par l'intermdiaire d'une tierce personne. Lorsque le fils est convaincu du choix des parents, la mre fait une visite de circonstance et demande la main de la jeune fille aux parents, c'est la "khotba".

Il faut toutefois attendre quelques jours, pour que les parents effectuent une seconde visite et recevoir la rponse solennelle qui peut tre rarement un refus et souvent un acquiescement pudique. C'est aussi au cours de cette visite que le jour des fianailles officielles "Kmalt laatiya" ainsi que les exigences qui en dcoulent sont discutes et fixes par les membres des deux familles.

Le jour de "Kmalt laatiya", la famille du prtendant se prsente munie de cadeaux (tissus, henn, bougies, lait et dattes) demandant ainsi officiellement et publiquement la main de la jeune fille. La mre du fianc se prsente et met autour du cou de la jeune lue, un collier en or, ou, la main un bracelet. Ce prlude, dans la culture orale, est la crmonie de "R'chim", considre comme un gage, une promesse de mariage.

A l'issue de ce premier rituel, les hommes lisent la "Fatiha" et prennent part au dner offert par la famille de la marie.

Les fianailles peuvent durer de six mois un an. Dans cet intervalle, le fianc ne doit manquer aucune occasion, notamment les ftes religieuses, pour manifester sa sollicitude et offrir un prsent que l'on appelle "Tafkira" sa future pouse. C'est galement au cours de cette priode que la date de la conclusion de l'acte du mariage est fixe. Les deux familles commencent respectivement leurs prparatifs qui, selon la culture fassie, sont somptueux et rivalisent de splendeur.

Ce sont les Adouls, connus des deux familles qui concluent l'acte de mariage. La jeune fille est voile, selon la tradition, derrire un rideau et donne son consentement son pre qui le notifie verbalement aux Adouls. Elle rpond toujours "qu'elle s'incline devant le choix de son pre ou de son tuteur".

Le versement de la dot intervient alors. Elle se compose d'argent, et, gnralement aussi, d'une ceinture en or, de bracelets et d'autres parures, ainsi que de tissus de qualit et d'accessoires de toilette. Le pre de la jeune fille est tenu de son ct dpenser une somme quivalente pour meubler la maison du couple.

Quelques jours avant la grande fte, une crmonie est organise avec chants et danse. C'est le moment de l'exhibition du trousseau de la marie, constitu de broderie, matelas, sofas, coussins, tapis, rideaux et services de porcelaine et d'argenterie. Ce sont les marieuses ou "Neggafates" qui sont non seulement charges d'amener ce trousseau la nouvelle demeure de la marie mais aussi d'amnager et de surveiller la chambre nuptiale (Dakhchoucha).

L'avant veille de son dpart vers son foyer, la jeune fille accompagne de ses soeurs, cousines et amies se rend au hammam (bain), lou cette occasion par les parents. Vritable rituel, la crmonie du bain est motionnelle. Elle est selon l'oralit ancestrale, marque par la prsence d'esprits et de malins gnies et, pour cette raison toute particulire, la future marie ne doit pas rester seule ou isole de peur qu'elle soit possde par un esprit malfique.

Dans cette ambiance du "Takbib" o la pudeur n'est plus de mise puisqu'on est dans un cercle exclusivement fminin, les tayyabates ou masseuses, mettent la jeune fille face la "kibla" et lui versent sur la tte sept seaux d'eau tide en rcitant des louanges du Prophte, tandis que les autres accompagnatrices chantent et rient gorge dploye.

A l'issue du bain, la crmonie du henn commence. Charg d'une signification de porte-bonheur, le henn est prpar avec de l'eau de fleur d'oranger et du sucre pour y enduire les mains et les pieds de la jeune marie toute de vert vtue. Deux jours aprs, c'est la grande fte chez les parents de la jeune fille, celle qui prcde la nuit nuptiale. Les "Neggafates" commencent prparer la marie qui doit rester voile jusqu' ce qu'elle regagne la demeure de ses beaux parents.

La fte du mariage est son apoge dans les trois demeures. Elle dure sept jours. Le premier est appel Sbah, jour de l'arrive de la marie. Le deuxime est "Sbohi", relatif la consommation du mariage. Une fte grandiose est donne en la circonstance dans les deux maisons familiales en considration de la chastet et de la puret de la jeune fille.

Les troisime et quatrime jours, la marie fait la connaissance des membres de sa belle famille qui elle remet des cadeaux. C'est le jour du baise-main ou "Bost El Yad". Le cinquime jour est celui o la "Neggafa" lui dfait sa tresse, et la coiffe d'un fichu, l'image des femmes maries.

Le sixime jour la jeune femme quitte sa chambre et le septime jour, les "Nggafates" lui font ses adieux. Elle entre dans la cuisine, prpare le plat dlicat de poisson acqurant ainsi le statut de femme marie.

Mariage dans le Nord

La crmonie de mariage Ttouan est marque du sceau des traditions qui demeurent ancres chez les habitants de cette ville et qui se manifestent lors du "Mlak", "Nbita", "Dhour", "Al Bouja" et "S'bah".

Pour les Ttouanais, le "Mlak" n'avait pas une grande importance dans le rituel du mariage. Scell par accord verbal entre le pre de la marie et le pre ou un des parents du mari ou le mari lui-mme, tay par la prsence de deux Adouls, le "Mlak" tait, par le pass, clbr dans la mosque. Dsormais, il a lieu chez la marie, une anne ou deux ans avant le mariage.

Les prparatifs sont entams bien avant le mariage, notamment par la prparation des gteaux. Les familles des maris se passent gnralement des services du traiteur pour prparer elles-mmes la "Fekassa", "Bechkitou, "Melwza", "Kaab", "Kahk" et "Ktayef".

Une fois les gteaux prpars, les festivits du mariage commencent par "Nbita" ou la crmonie du henn durant laquelle les mains et les pieds de la jeune marie sont enlumins de henn, sur fond de musique excute par un groupe musical compos exclusivement de femmes, appel communment "Hadra" qui entonne des chants traditionnels propres la ville de Ttouan.

La marie est habille d'un caftan, un voile blanc couvrant son visage. D'autres familles optent par la "Sebnia dlbhar" orne de "Assaba", "Mawanis" et "Khlayil".
La deuxime journe de la crmonie de mariage (Dhour) runit uniquement des femmes qui sont convies un spectacle de musique anim par un orchestre fminin.

La marie fait son entre accompagne de la "Machata" (la coiffeuse), pompeusement habille de la "takchita" en pure soie, gnralement de couleur blanche ou rose et portant des bijoux qui donnent tout l'clat son visage.
Dans une ambiance bon enfant, les jeunes filles lancent des youyou stridents qui ajouent l'enchantement du climat.

Lors de la 3-me et la dernire journe appele "Al Bouja", la marie rejoint sa nouvelle demeure. La fte bat son plein jusqu'au petit matin, en prsence des hommes et des membres de la famille de la marie qui vibrent au rythme des musiques andalouse, populaire et orientale.

Lors de cette journe mmorable, la marie est habille d'un caftan luxueux, avec une ceinture large appele "Hzam Sam". Son visage est couvert de "Jnah" alors que sa tte est orne de "Hantouz di Fakhra". Des bijoux prcieux tels "Labat", "Tazra", "Khanakat", Mdayej", "Khit rouh", "Chiir" et "Tasbih" compltent les accessoires de la marie.

"Al Bouja" ou "Al Amariya" o sera installe la marie est couverte de beaux tissus tels "Charbia", "Kambouch" et "Sabnia de dhab et de Bhar" et ornes de bouquets de jasmin et de roses. Dans "Al Bouja" sont mis un pain et une ancienne cl symbolisant le bonheur et le bien-tre.

Le mari est habill d'une Djellaba blanche, d'une "Farajia", d'une chemise brode, d'un "jabadour" et d'un "pantalon arabe" (Kandrissa) qui lui sont offerts par la marie.

Aprs avoir cout des chants andalous, des mawawils et la clbre chanson "Hanae Wa Sourour", la famille du mari se dirige vers la maison de la marie, apportant des bouteilles d'eau d'oranger et des cierges, en accompagnie de groupes "gnaoua", "Boukhancha", "Debagha" et "Nekarine". La marie fait ses adieux son pre qui rcite le verset "Ayat Al Koursi" pour bnir le mariage de sa fille qui s'en va rejoindre sa nouvelle demeure.

La marie montant "Al Bouja" et sa famille s'arrtent devant la mosque pour rciter la fatiha.

La marie est accueillie par sa belle-mre qui lui offre des dattes et du lait en signe d'affection, d'amiti et de bndiction.

La premire journe (Sbah) de la marie dans sa nouvelle demeure est marque par l'invitation au petit-djeuner (Ftour) compos de "harira" (soupe), "Msemna", th, caf et gteaux confectionns dans la pure tradition cullinaire ttouanaise.


Le mariage dans les provinces du sud porte toujours la marque des traditions authentiques

Le mariage dans les provinces du sud constitue un acte qui renvoie des rapports forte connotation culturelle, sociale et religieuse et se plie des rites spcifiques, illustrant des valeurs authentiques prvalant dans les rgions sud du Royaume.

L'environnement naturel et social propre ces provinces donne ces rites des particularits marques tant au niveau crmonial, qu' celui des pratiques sociales qui lui sont lies.

Sur le plan crmonial, le mariage en tant que rite consacr, illustre les valeurs glorifies par la collectivit dans le vcu quotidien.

En effet, le rite du mariage dans les provinces du sud est li au systme des valeurs, fond sur les enseignements de la religion islamique, avec tout le rfrentiel qu'il comporte en matire d'attachement la vertu, la dignit, la pudeur, le respect et la conscration des bonnes moeurs.

Partant de ce fond commun de valeurs, le premier jalon du mariage est jet, par l'accord intervenu entre les parents, ou les personnes ges de la tribu ou des deux tribus et ce, aprs le choix par le fianc de son lue du coeur, un choix o les femmes maries et exprimentes jouent un rle de premier plan.

Les deux fiancs font gnralement connaissance lors de crmonies de mariage, qui constitue une des rares opportunits de nouer connaissance dans une communaut imprgne par une culture traditionnelle conservatrice.

Cette relation initiatrice au futur mariage se fait, en particulier, selon une forme consacre savoir ce qu'on appelle "Al Haoussa" et "Tlissa".

"Al Haoussa" consiste en une opration, o des femmes de rang social modeste, saisissent un objet de valeur (un bijoux) d'une jeune fille, demandant l'assistance de rivaliser pour restituer la valeur de l'objet saisi.

Ds le lancement de l'expression en dialecte hassani "Chala Ras Nama", qui signifie la haute taille de l'autruche, c'est dire la haute valeur sociale de la propritaire de l'objet saisi, qui est rpte plusieurs fois, la comptition est dclenche entre les admirateurs en particulier, afin de restituer le bijou sa propritaire "Tlissa".

Cette dernire peut exiger, parfois, des sommes d'argent qui se montent plusieurs milliers de Dirhams. Celui qui emporte la dcision dans cette opration, sera le prtendant. Par une attitude significative, ce dernier annonce l'assistance sa volont d'pouser la fille courtise travers la crmonie "Al Haoussa".

Outre ces deux coutumes, le mariage dans les provinces du sud se caractrise par ce que l'on appelle "Al Wajeb", la chret de la dot et par l'abondance des exigences matrielles du "D'foua".

"Al Wajeb", o l'annonce des fianailles qui s'accompagne de l'offre d'un chameau et de caisses de pains de sucre, constitue l'un des aspects marquants de cette culture attache aux traditions dans la rgion.

Quant au "D'fou", il intervient aprs la fixation de la date du mariage. Il est mis la disposition de la famille de la fiance qui prend soin de le distribuer aux siens, aux amis et aux franges sociales les plus dmunies.

Quant la fiance, elle a droit toute une panoplie de "Mlahefs" de valeur, dont le nombre varie entre 10 et 30 pices, des chaussures, des sacs main en cuir, des bijoux, des montres, des produits de beaut, des parfums exquis, en plus de quantits d'encens sens, notamment cette varit qu'on dsigne localement par "Tidikt".

Cette prodigalit commence toutefois se faire rare et les exigences matrielles du mariage deviennent moins draconiennes par rapport un pass rcent.

Le nombre "Trois" est banni dans l'opration de "D'foua", en raison du sens qui lui est donn comme mauvais prsage, car il fait penser au divorce dfinitif ("Talak Talat").

Certaines tribus posent des conditions pour la conclusion de l'acte de mariage, savoir que le prtendant ne doit pas tre mari, de s'abstenir de contracter un autre mariage durant la validit de l'acte envisag prsentement, en application l'adage "ni antrieure, ni ultrieure", sinon la marie est libre de disposer de son destin.

Parmi les conditions poses au fianc, figurent aussi ce que l'on appelle "Ajmaj Al Khalfa", e qui signifie que la marie doit habiter dans le voisinage de la demeure de ses parents, aux fins de leur porter assistance, s'ils sont en ge avanc, ou servir ses frres et soeurs, s'ils sont orphelins. Pluriel de "Khalfa", le terme "Khoualef" signifie les piquets de la tente d'o cette expression tire origine.

La nuit des noces, la marie porte le "Nila", une Mlahfa, d'un tissu qui lui confre une teinte bleutre, mettant en valeur la douceur de la peau.

Elle porte ensuite une Mlahfa blanche, qui lui donne un clat particulier. Le charme est accentu par les tresses confectionnes par les soins de vieilles dames de haute estime dans la tribu, expertes en la matire.

La famille de la marie accueille celle du mari, par l'offrande de dattes et du lait, levant "Al Bend", un tissu blanc, en signe d'amiti et de convivialit.

Les deux parties qui tiraient de chaque ct "Al Bend", s'efforcent chacune de s'accaparer ce tissu, dans un rite significatif de la volont de consolider les liens d'affection et de consanguinit entre les deux familles.

Les noces se poursuivent trois jours durant au domicile familial de la marie, dans une ambiance festive, et un dcor chatoyant o prdominent les mouvements gracieux des groupes folkloriques de chants et de danses. les mlodies des instruments "Ardine", "Tidinit" et de la guitare s'ajoutent la gaiet du climat, envelopp par les you you des femmes, les parfums et l'encens. Le Tout ponctu par "Lagta", des rpliques de refrains potiques changs entre les jeunes saisis d'enchantement.

La troisime journe sera marque par "Tarouagh", une occasion o les amies de la marie, qui emploient ruse et habilet, montent une opration d'enlvement de leur amie, afin de crer une ambiance de motivation et d'mulation entre les hommes et les femmes, alors que l'quipe du mari cherche sortir de ce gupier, en recourant l'espionnage et au subterfuge, afin d'tre les premiers dnicher et ramener, tambours battants, la marie "Khamat Errag", la tente rserve au mari et ses amis. Les propritaires de la maison, o la marie s'est cache, clbrent eux galement l'venement en comblant la fugitive de prsents et en la fardant de henn."

"Eddakhla", le mariage proprement dit, se fait au troisime jour au domicile de la famille de la marie. Il sera suivi par ce que l'on appelle "Erhil", la marie rejoignant son mari au domicile conjugal. Ce geste intervient dans une priode allant d'une semaine un an, des fois jusqu' la naissance du premier nouveau-n, selon les coutumes de chaque famille.

"Erhil", dont les dpenses sont la charge de l'ensemble de la famille de la marie, avec l'assistance des siens, dans un cadre de solidarit sociale, sera suivi par '"Al Faskha", une crmonie o des prsents, notamment des tapis, des Mlahefs, des chaussures et un chameau seront remis la famille du mari.

Sans le moindre souci des exigences matrielles de la vie, les crmonies de mariage dans les provinces du sud constituent une opportunit illustrant des relations humaines chaleureuses puises dans le fond civilisationnel de la nation marocaine, et donnant toute la mesure de la richesse et de la diversit des traditions, d'une rgion une autre.

La crmonie de mariage Beni Wrayne: une diversit de traditions typiques



Les traditions du mariage dans la rgion de Bni Wrayne (province de Taza) rvlent une diversit et une grande richesse du patrimoine qui donne la mesure de l'importance de l'institution du mariage tant pour la femme que pour l'homme.

Chaque tape du rituel du mariage reflte une image de la situation de la femme et valorise en mme temps son rle au sein du milieu o elle volue.

La crmonie de mariage (Asslan) Bni Wrayne obit un protocole qui commence tout d'abord par Al khoutba durant laquelle sera demande la main de la jeune fille et seront fixes, d'un commun accord, la dot et le "Chwar" par les familles des fiancs. Une semaine aprs, l'acte de mariage est conclu.

Une journe avant la grande crmonie du mariage, le mari ainsi que sa famille, l'exception des parents, se dirigent vers la maison de la marie, amenant avec eux du henn et des habits, sur fond de musique et de danses d'Ahidouss. Lors de cette crmonie (du henn), la marie est habille, pour les circonstances, de la "Handira". Ses mains sont enlumines de henn.

Le jour suivant, les femmes du village se runissent pour parer et habiller la marie, entonnant des chansons et des madihs. Sa tte est orne du "Kobba" faite de branches d'olives et couverte d'une sebnia (foulard) rouge enjoliv par un miroir miniscule.

Une fois la marie habille et coiffe, l'un des membres de la famille de l'poux, qui doit tre imprativement clibataire, s'approche pour aider la marie monter cheval. La marie fait ses adieux ses parents. Mais avant son dpart vers sa nouvelle demeure, l'un des membres de la famille de la jeune pouse simule de s'opposer son dpart.

Il ne la laissera partir qu'aprs avoir reu une somme d'argent symbolique. Cette scne reflte l'orgueil de la famille de la marie qui veut montrer ainsi qu'elle tient beaucoup sa fille et ne s'en dfait pas facilement.

Le cortge de la marie se dirige vers la demeure de l'poux, sur fond de chants et de youyous. Elle est accueillie par sa belle-famille qui lui fait le voeu d'avoir beaucoup d'enfants et de bonheur.

Il est de coutume que la belle-mre monte ct de la marie pour faire sept tours autour de la maison. Le mari, quant lui, doit passer sept fois au-dessous de la monture. Un grand plat contenant de la farine, un oeuf, du sucre et des friandises est offert la marie qui les distribue son tour aux invits.

L'un des hommes s'approche ensuite de la monture pour faire descendre la marie qui sera conduite par la suite une tente. Un dner est offert aux invits et est compos gnralement de couscous et du mchoui. Des hommes et des femmes, conduits par un "cheikh", se lancent dans la danse Ahidouss propre la rgion et rcitent des pomes berbres et arabes.

La fte bat son plein jusqu'au matin, moment o les femmes, en compagnie d'un jeune homme clibataire, dbarrassent la marie de la "Kouba" et lui coupent la frange. Aprs avoir djeun, les invits quittent les lieux, signalant ainsi la fin de la crmonie de mariage.

La marie visitera sa famille aprs une semaine durant laquelle elle aura t dispense des tches mnagres.
  #4  
21-06-2006, 07:36 PM

 
: Feb 2006
:
: 2,398

L 'HISTOIRE DU MAROC

De l'antiquit nos jours au Maroc
Au dbut furent les berbres. C'est en effet au IIIme sicle que l'on retrouve les premires traces des tribus berbres sur le territoire de l'actuel Maroc. Au grs des invasions et des conqutes, ces tribus ont s survivre jusqu' aujourd'hui, mme si la culture berbre a subi de nombreuses influences, principalement celle de la culture Arabe.
Ce sont les naivgateurs phniciens qui ont dbarqu les premiers sur les ctes marocaines afin d'y installer des comptoirs de commerce ds le XIme sicle. Fin du Vme et dbut du VIme sicle, c'est au tour des carthaginois d'implanter des comptoirs sur les ctes du Maroc. A l'poque, c'est donc au niveau du commerce maritime que se situe l'intrt du territoire.
Suite la chute de Carthage, ce sont les romains qui dominent la rgion, avec toute la trace architecturale que l'on peroit encore aujourd'hui dans les vestiges.
Il faut faire un bond en avant jusqu' la conqute arabe de 700 - 710 pour voir les premiers signes de l'islamisation du Maroc.
Le vritable point de dpart pour le Maroc fait suite la priode de domination des grands dynasties berbres, qui sous l'impulsion de Youssef Ben Tachfine (chef de la tribu berbre des Almoravides), faonnrent entre 1062 et 1147 ce qui deviendra le Maroc. Un priode trouble s'en suit, aprs 1147, avec divers soulvements, notamment par les Almohades qui instaurrent une nouvelle dynastie. D'autres dynasties berbres se succdent (Mrinides, Sadiens, Alaouites, ...) jusqu' la guerre franco-marocaine de 1844.
La priode du protectorat franais va ensuite s'etendre de 1912 1956 (indpendance), mais le Maroc a continu de connatre des vnement conflictuels, mme durant le rgne du Roi Hassan II. A la mort du souverain en 1999, c'est son fils Mohammed VI qui lui succde et qui rgne encore aujourd'hui.

Chronologie
XI e sicle av. J.-C. : installation phnicienne sur les ctes.
VI e sicle av. J.-C. : cration de comptoirs carthaginois ( 146 av. J.-C. : destruction de Carthage).
40 : annexion par Rome qui organise le pays, annexion a Hispania Nova on 69
534 : reprise partielle du pays par Byzance.
700 - 710 : conqute arabe et islamisation du pays.
710 Émirat de Nekkor
1067 - 1147 : unification du Maghreb et de l'Andalousie par les Almoravides suivie d'une poque prospre lie aux changes internationaux.
fin XIIe-dbut XIXe sicle : successions de priodes d'anarchie et de prosprit. Perte de l'Espagne en 1340. Dbut de la pression europenne partir du XVIIIe sicle.
Fondation du Maroc 1641
1844 : guerre franco-marocaine.
1863 : trait franco-marocain favorable aux Franais ; le pays reste toutefois indpendant.
1901 : intervention franaise et pacification du sud du pays.
1906 : accords d'Algsiras ouvrant largement le pays l'Espagne et la France.
1912 : protectorat franais sur la partie non espagnole ; intervention de Hubert Lyautey qui pacifiera le pays jusqu'en 1934.
1921 - 1926 : guerre du Rif et reddition d' Abd el-Krim .
1923 : Tanger ville internationale.
1942 : dbarquement des allis Casablanca . C'est pendant la guerre que se dvelopperont les partis nationalistes.
1956 : indpendance ; le statut de Tanger est aboli.
1958 : le Rio de Oro colonie espagnole.
1960 : violent tremblement de terre Agadir.
1961 : Hassan II roi du Maroc.
1971 - 1972 : succession de complots contre le roi.
1974 : l'Espagne songe abandonner le Sahara Occidental.
6 novembre 1975 : Marche Verte , 350 000 volontaires marchent juqu' la frontire du Rio de Oro pour mettre fin la prsence espagnole sur ce territoire.
1976 : une partie du Sahara espagnol est attribu au Maroc (l'autre la Mauritanie) avant de lui revenir en totalit en 1979. Occupation militaire de la zone et lutte contre la guerilla du Polisario, qui revendique l'indpence de l'ex-Sahara espagnol.
1984 : meutes du Rif.
1991 : cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario (un rfrendum d'autodtermination du Sahara Occidental patronn par l'ONU est toujours prvu)
1994 : meutes islamites Fs ; libration de nombreux prisonniers politiques.
1996 : nouvelle contitution marquant la volont de modernit du pays face aux intgristes islamistes.
1997 : en novembre, premires lections lgislatives entirement ralises au suffrage universel. Le pays est gouvern par une coalition de centre gauche, mene par l'USFP (Union Socialiste des Forces Populaires).
1999 : mort en juillet du roi Hassan II remplac par son fils Mohammed VI qui peu peu entreprend des rformes socio-conomiques dans le pays

suivre
  #5  
22-06-2006, 11:50 AM
Jinan Jinan

 
: Jun 2002
: 2,341

Merci Ma t. chre Amat Al Rahman pour partager les informations de ton pays avec nous, en attendant la suite
  #6  
22-06-2006, 12:01 PM
Jinan Jinan

 
: Jun 2002
: 2,341

Le Liban
Un Tour rapide


Capitale : Beyrouth
Superficie : 10,452 Km2
Population : 3.5 millions (est. 2004)
Langue officielle : Arabe classique
Capitale: Beyrouth
Population: 3,5 millions
Langue officielle: arabe (de jure), langlais et franais sont trs rpandus.
Groupe majoritaire: arabe libanais ou leventin du Nord (93,7 %)
Groupes minoritaires: kurde kurmanji (4,9 %), armnien (4,9 %), arabe syrien (2,5 %), arabe gyptien (1,7 %), chalden no-aramen (0,5 %), franais (0,4 %), arabe irakien (0,3 %), espagnol (0,3 %), aramen (0,1 ), anglais (0,1 %), grec, turc
Systme politique: rpublique parlementaire , indpendante depuis le 22 Novembre 1943




Situation Gographique
La rpublique du Liban est un petit pays de 10 400 km, soit lquivalent dune surface trois fois moindre que celle de la Belgique ; sa longueur est denviron 250 km sur 40 km 70 km de largeur. Le pays est limit nord et lest par la Syrie, au sud par La Palestine occupe et louest par la Mditerrane.
Le relief du Liban est form louest par une chane de montagnes les monts Liban , qui domine une troite plaine ctire, et lest par une seconde chane de montagnes parallle la premire : l'Anti-Liban adoss la Syrie et le mont Hermon au sud; entre les deux, stend le haut plateau de la Bkaa .



Histoire

Le Liban est un pays o les chos de lAntiquit rpondent lagitation de la vie moderne, un lieu o les Phniciens, les Romains, les Ottomans, les Arabes et les Franais ont laiss leurs traces. Dambulez dans nos rues, laissez-vous guider par les ddales de nos souks richement colors , respirez lair de la mer , la senteur de nos Cdres et les fumets de notre dlicieuse cuisine. Le Liban est la perle du Proche-Orient, un creuset o se confondent les cultures et o lOrient a rendez-vous avec lOccident .



La Langue

Au point de vue linguistique, l'arabe classique demeure la langue officielle du Liban, larabe libanais (ou leventin du Nord), la langue dusage. L'utilisation du franais reste courante, notamment au sein des communauts chrtiennes, surtout les maronites, alors que langlais est davantage privilgi dans les communauts musulmanes et, en gnral, dans les changes commerciaux. Les Armniens et les Kurdes ont conserv leur langue d'origine, mais parlent galement le franais (Armniens) ou l'anglais (Kurdes).
En raison de lhistoire du Liban, le franais et langlais, en plus de larabe classique, demeurent des langues relativement pratiques comme langues secondes. tant donn que les Libanais ont toujours t de grands commerants, la connaissances des langues trangres est une pratique courante. En effet, presque tous les Libanais parlent larabe classique, 45 % le franais et 40 % langlais. En gnral, le franais est rpandu dans les familles chrtiennes et dans les couches aises musulmanes; la majorit des musulmans ont tendance tre plutt anglophiles. Des tudes effectues en 2000-2001 par la Commission des affaires culturelles du gouvernement franais dmontrent que les vrais bilingues arabe-franais reprsenteraient 28,5 % de la population, alors que les bilingues arabe-anglais seraient 14 %. Par ailleurs, 73 % des bilingues arabe-franais connatraient galement langlais. Il sagirait dun trilinguisme presque diglossique o larabe serait utilis la fois comme langue maternelle et comme langue vernaculaire, le franais servant essentiellement comme langue de culture et langlais comme langue fonctionnelle pour les communications avec lextrieur.

La religion


Le Liban est un pays multiconfessionnel. Dans cette rgion du Proche-Orient, le Liban est certainement le pays qui connat la plus grande diversit religieuse. Les Libanais professent surtout des religions musulmanes et chrtiennes. Mais les communauts confessionnelles sont au nombre dune vingtaine (officiellement 17), lesquelles disposent dune existence juridique. Chacune de ces religions relve dun droit priv spcifique appliqu par des tribunaux religieux; d'ailleurs, sur la carte d'identit d'un Libanais, la religion de celui-ci est inscrite.
Chez les musulmans (environ 60 % de la population), on distingue les chiites (35 %), les sunnites (23 %), les druzes (5 %) et les alaouites (1 %).


A suivre

Jinan ; 22-06-2006 12:04 PM

« | »



la prire 2 01-06-2006 01:17 PM


06:11 AM.

- - - -

New Page 4
 
 
Copyright 2000-2018 ArabsGate. All rights reserved
To report any abuse on this website please contact abuse@arabsgate.com